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Référence bibliographique

Haury, J. et S. Muller (1991). Variations écologiques et chorologiques de la végétation macrophytique des rivières acides du Massif armoricain et des Vosges du Nord (France). Rev. Sci. Eau, 4 (4) : 463-482.

Texte intégral (PDF)

Résumé

La végétation macrophytique des rivières acides d'Europe occidentale présente une grande unité, marquée par la constance d'un ensemble floristique de base, dont certaines espèces (Callitriche hamulata, Myriophyllum alterniflorum, Potamogeton polygonifolius, P. alpinus, etc) sont propres à ces eaux acides, d'autres (Callitriche platycarpa, Sparganium emersum, Elodea canadensis, Potamogeton crispus, etc) étant communes avec les eaux calcaires.

Cet ensemble subit des variations écologiques et chorologiques :

L'augmentation du niveau trophique des eaux conduit d'une végétation oligotrophe (différenciée par P. polygonifolius, Juncus bulbosus, etc) à un groupement mésoeutrophe (caractérisé par Callitriche obtusangula, Nasturtium officinale, etc). Ainsi, quatre types de phytocénoses ont pu étre distingués dans les Vosges du Nord en fonction de ce paramètre. D'autre part, une pollution organique localisée, par exemple par une pisciculture en Bretagne, provoque une augmentation des espèces eutrophes (C. obtusangula) et une régression des taxons plus oligotrophes (Scapania undulata).

L'alternance de biotopes courants et lents se traduit par un remplacement de phytocénoses : ainsi, en Bretagne, Oenanthe crocata et Ranunculus penicillafus sont associées sur les radiers, alors que Nuphar lutea et S. emersum caractérisent les mouilles. De plus, une diminution de l'éclairement permet la présence de groupements bryophytiques spécifiques.

Les principales variations chorologiques entre les deux territoires correspondent à un enrichissement des zones atlantiques en macrophytes euatlantiques ou méditerranéoatiantiques, comme O. crocata ou Apium inundatum, qui manquent dans les régions médioeuropéennes. En outre, selon les territoires biogéographiques, l'écologie de certaines espèces peut varier (par exempte S. emersum, R. peltatus, P. polygonifolius).

Les macrophytes permettent donc, à l'instar des invertébrés benthiques, l'élaboration de biodiagnostics des eaux courantes.

Mots clés

Rivière acide, mecrophyte, qualité de l'eau, indication biologique, chorologie.

Correspondance

Haury, J., ENSA Botanique et INRA Ecologie hydrobiologique Rennes, 65, Route de Saint-Brieuc, 35042 Rennes Cedex

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