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Référence bibliographique

Le Bihan, Y., Martinage, V., Lessard, P. et É. Paul (2001). Influence possible des protozoaires sur le taux de mortalité des bactéries autotrophes nitrifiantes. Rev. Sci. Eau 14 (1) : 91-108.

Texte intégral (PDF)

Résumé

Le modèle de l'IAWQ du processus de boues activées représente les mécanismes endogènes de la biomasse nitrifiante par le décès des micro-organismes (équation d'ordre 1 par rapport à la biomasse). La constante de décès, ou taux de mortalité bA, est aujourd'hui encore mal connue, et en particulier les facteurs influants sur sa valeur. De récentes études ont montré que la prédation par la microfaune pourrait être un facteur déterminant sur la valeur de bA. Cette étude se propose donc de quantifier l'effet de la prédation sur la valeur de bA. Deux réacteurs maintenus sans alimentation en substrat ont été caractérisés en parallèle: l'un a reçu une dose d'antibiotique spécifique aux eucaryotes (cycloheximide) afin de diminuer la quantité d'organismes de la microfaune, alors que l'autre n'a reçu aucun antibiotique (témoin). Les résultats obtenus montrent que le cycloheximide inhibe la plupart des organismes de la microfaune sauf les amibes; celles-ci semblent plutôt stimulées par cet antibiotique. En ce qui concerne la nitrification, un ralentissement de la production de nitrate dans le réacteur traité à l'antibiotique est observé à partir du sixième jour. Cette diminution de production de nitrate est probablement causée par une réduction de l'azote nitrifiable (qui est mobilisé par les amibes) couplée à une prédation des organismes nitrifiants par les amibes. D'ailleurs, l'augmentation de la prédation par les amibes à partir du jour 6 a diminué l'activité nitrifiante également mesurée par respirométrie (rO2Nmax). Cette diminution du taux de respiration indique une augmentation du taux de mortalité (bA) des organismes nitrifiants. En effet, la valeur du taux de mortalité mesurée dans le réacteur témoin est de 0.08 d-1 alors que selon la microfaune présente dans le réacteur inhibé au cycloheximide, la valeur de ce taux de mortalité a varié entre 0.05 d-1 et 0.15 d-1.

Mots clés

Protozoaires, prédation, nitrification, taux de mortalité, eaux usées, respirométrie, boue activée.

Correspondance

Paul Lessard, Département de génie civil, Pavillon Pouliot, Université Laval, Ste-Foy, Québec, G1K 7P4, CANADA

Courriel : Plessard@gci.ulaval.ca
Téléphone : (1) 418-656-7293

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Mise à jour: 2006-12-20
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