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Référence bibliographique

Maranda Y. et J.L. Sasseville (1999). Efficacité de l'assainissement des eaux usées sur le bassin de la rivière Chaudière (Québec, Canada).Rev. Sci. Eau 12 (3) : 485-507

Texte intégral (PDF)

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Résumé

Le Québec a consacré des efforts techniques et financiers substantiels à l'assainissement des eaux usées municipales et à l'entreposage des déjections animales afin de satisfaire les demandes des citoyens en matière de restauration des usages des cours d'eau. L'assainissement de l'eau a, dans l'ensemble, par ses choix technologiques et administratifs, engendré des investissements publics dépassant 7,2 milliards de dollars et plus de 400 millions de dollars annuellement au chapitre de l'exploitation. Ces choix ont-ils permis d'atteindre un niveau de qualité de l'eau correspondant à un optimum social?

À l'aide d'une étude de cas portant sur le bassin versant de la rivière Chaudière (Québec, Canada), cet article met en évidence les facteurs qui ont nuit à l'efficacité des politiques de contrôle de la pollution de l'eau au Québec. Sur ce bassin, 125 M$ ont été consacrés entre 1981 et 1992 à l'érection d'usines d'épuration utilisant différents types de traitement, 8,6 M$ ont été alloués pour la construction de structures d'entreposage de fumiers et le service de la dette pour l'assainissement des eaux usées municipales atteindrait près de 527 M$ selon une hypothèse de financement de 25 ans. La performance des usines d'épuration a permis de réduire significativement les apports au cours d'eau, notamment en DBO5 et en phosphore. Enfin, cette performance et le coût total de l'assainissement municipal sur le bassin de la Rivière Chaudière permettent d'évaluer, sur la base d'une relation coût-efficacité, qu'il y aurait un niveau optimal de qualité de l'eau pouvant résulté de l'établissement d'infrastructures d'assainissement des eaux usées municipales. Ainsi, dans l'optique d'une prise en charge sociale du problème collectif de la pollution de l'eau sur la base du bassin versant, il serait approprié que les gestionnaires et les usagers-contribuables de la ressource-eau, prennent en compte, non pas uniquement les objectifs de rejets, mais également les coûts et les performances de l'ensemble des usines d'épuration sur le bassin afin de retirer le maximum de charges polluantes là où les équipements sont les plus performants.

Mots clés

Contrôle de la pollution de l'eau, bassin versant, efficacité intersectorielle, minimisation des coûts, coût-efficacité, pollution résiduelle, optimum social, rivière Chaudière.

Correspondance

Maranda Y., Direction des Écosystèmes Aquatiques, Ministère de l'environnement du Québec, 675 Boul. René-Lévesque Est, Québec, G1R 5V7 CANADA

Courriel : yvon.maranda@mef.gouv.qc.ca
Téléphone : (418)521-3820, poste 4117 / Télécopieur : (418) 646-8483

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Mise à jour: 2006-12-20
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